Les études
Dans le cadre de sa mise en œuvre, le SAGE comprend également un volet d’amélioration des connaissances, ciblant certains territoires et thématiques faisant l’objet d’un déficit de données. Depuis 2014, plusieurs études ont été conduites afin de mieux connaître l’état de certaines masses d’eau :
Étude de faisabilité pour l’élaboration d’un plan d’actions sur un marais rétro-littoral
En 2024, le Syndicat a démarré, avec l’appui d’un bureau d’étude, une étude visant à évaluer la faisabilité de mettre en place un plan d’actions sur un marais rétro-littoral[1] sur le territoire du SAGE du Bas-Léon.
L’objectif de cette étude était d’évaluer s’il était faisable et pertinent de mettre en place des actions écologiques (gestion, restauration) sur un marais rétro-littoral, en complémentarité des actions mises en œuvre à l’échelle des bassins versants, pour répondre aux objectifs d’amélioration de la qualité de l’eau sur le territoire (fonctions épuratoires des nitra. Cette étude visait dans un premier temps à approfondir les connaissances sur le fonctionnement de ces milieux naturels.
Trois secteurs d’étude ont été retenus pour ce projet :
- Les anses de Moguéran et de Bassinig, sur la commune de Plouguerneau ;
- L’embouchure du Quillimadec, sur les communes de Kerlouan et de Guissény ;
- Le marais de Lesteven, sur les communes de Ploudalmézeau et de Lampaul-Ploudalmézeau.
L’étude a été scindée en 2 volets :
- État des lieux et diagnostics pour l’identification d’un site à potentiel d’actions ;
- Élaboration d’un plan d’actions et évaluation de sa faisabilité.
Les premières phases d’état des lieux et de diagnostics visant à évaluer la pertinence d’actions de restauration des sites étudiés ont conduit à ne pas maintenir ceux de Lesteven et de Moguéran pour la suite de l’étude. En effet, le site de Lesteven fait état d’un fonctionnement déjà optimum, tandis que les pistes retenues pour le site de Moguéran ont été jugées irrecevables.
Les sites de Bassinig et du Quillimadec (amont et aval) sont identifiés comme secteurs à enjeux, du fait de gains potentiels forts. Un plan d’actions portant sur des actions de gestion et de restauration a été défini.
Les actions retenues visant à l’amélioration du fonctionnement de ces zones humides sont de l’ordre de : déblaiements, remise en fond de vallée du cours d’eau, implantation de haie sur talus, lutte contre des espèces invasives, travaux de comblement de fossés, suppression de merlons de curage, …
Pour chaque opération, les coûts et gains fonctionnels associés ont été analysés. La faisabilité et l’acceptabilité des suggestions d’intervention proposées ont également été étudiées.
Retrouvez ci-dessous les documents de synthèse :
- Synthèse de l’étude de faisabilité
- Zone humide rétro littorale de Bassinig, les actions identifiées
- Zone humide rétro littorale du Quillimadec, les actions identifiées (partie amont)
- Zone humide rétro littorale du Quillimadec, les actions identifiées (partie aval)
Cette étude a bénéficié de la participation financière de l’État au titre du Fonds vert pour l’accélération de la transition écologique dans les territoires.

[1] Marais rétro-littoral : Milieu localisé en arrière de cordons littoraux de sable ou de galet, de cordons dunaires ou encore d’endiguements et ainsi indirectement exposés aux vagues, houles et marées.
Étude de la continuité écologique et du taux d’étagement
Le SAGE comprend plusieurs dispositions relatives à la restauration de la continuité écologique et à la réduction du taux d’étagement : indicateur permettant d’évaluer le niveau de fragmentation des cours d’eau et d’apprécier les effets cumulés des obstacles à la fois sur la continuité écologique et l’hydromorphologie.
L’étude réalisée en 2015 a permis d’inventorier l’ensemble des ouvrages situés sur les bassins versants prioritaires, de les caractériser, de procéder au calcul des taux d’étagement et de fractionnement. Au total, plus de 420 ouvrages ont été recensés et 43 % d’entre eux présentent une chute d’eau (d’une dizaine de centimètres à plus de 2 mètres pour certains ouvrages).
Dans le cadre de l’étude, une liste d’ouvrages prioritaires a également été établie. Pour chacun d’eux, la faisabilité (technique et économique) d’aménagements et d’interventions a été évaluée, afin de permettre à la CLE d’élaborer un plan d’actions et de restauration de la continuité écologique.
Diagnostic de la qualité physique des cours d’eau
Face au déficit de connaissances constaté sur la thématique de la qualité physique et fonctionnelle des cours d’eau et des milieux aquatiques, un diagnostic a été réalisé sur 10 bassins versants identifiés comme prioritaires. Cette étude engagée en 2016 s’est étalée sur une période de 12 mois au cours desquels, un bureau d’études spécialisé a prospecté plus de 160 km de cours d’eau.
Les reconnaissances de terrain ont permis de dresser une description précise de l’état des cours d’eau, et notamment des cinq compartiments étudiés : le lit mineur, les berges, la ripisylve, le lit majeur et les annexes hydrauliques, la continuité de la rivière.

La réalisation de ce diagnostic a permis de répondre à la disposition n°37 du PAGD, d’améliorer la connaissance de l’état morphologique des cours d’eau concernés, et notamment :
- Identifier les atouts des différents cours d’eau et les tronçons en bon état,
- Repérer les secteurs et/ ou points sensibles nécessitant une intervention,
- Identifier les principales altérations et les dysfonctionnements majeurs,
- Déterminer les leviers d’action permettant d’atténuer ou de supprimer les dysfonctionnements constatés.
Diagnostic de territoire sur les bassins versants des ruisseaux de Landunvez, de Ploudalmézeau, du Kouer ar Frout et de la Flèche
Sur le territoire du SAGE du Bas-Léon, quatre bassins versants vierges de porteurs de projets et de programmes opérationnels ont fait l’objet d’un diagnostic de territoire réalisé en 2016/2017.
Dès 2014, les bassins versants des ruisseaux de Landunvez, de Ploudalmézeau, du Kouer ar Frout et de la Flèche ont été identifiés par l’Agence de l’eau Loire-Bretagne comme prioritaires et inscrits sur la liste des territoires pré-selectionnés pour l’étude et la préparation d’un contrat territorial.
L’étude engagée visait donc à répondre aux objectifs affichés dans le SAGE à la fois en termes d’amélioration des connaissances et d’organisation des maîtrises d’ouvrages, ainsi qu’aux attentes de l’Agence de l’Eau. Celle-ci a donc permis, pour chacun des bassins versants, de :
- Dresser un état des lieux et compléter les connaissances de ces territoires,
- Rendre compte de la situation de chacun des bassins versants, et de fournir les éléments clés pour la compréhension des causes d’altérations,
- Mettre en évidence et hiérarchiser les enjeux propres à chaque bassin.
Les résultats de ces diagnostics de territoires ont été portés à la connaissance des acteurs locaux et ont permis d’engager les réflexions et la dynamique de construction de programmes d’actions sur ces quatre bassins versants.
Ainsi, Pays d’Iroise Communauté a engagé courant 2018 les démarches de construction d’un programme d’actions visant à l’atteinte du bon état des eaux sur le périmètre des bassins versants de Landunvez, de Ploudalmézeau et du Kouer ar Frout. Sur le territoire de la Flèche, le Syndicat des Eaux du Bas-Léon a conduit une démarche similaire avec l’ensemble des opérateurs locaux.
